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LE CONSEIL DE LA SOLIDARITE En cours de constitution, ce conseil à pour Mission d’œuvrer à la solidarité. En lien avec le Secours Catholique et autres structures , la paroisse travaille sur la création d’un lieu d’accueil pour les personnes défavorisées.
Septembre 2010 : nouveau tour de table avec les institutionnels
Compte Rendu de la Réunion du 15/06/2010
Présents : CMS Trèbes, Médiateur sur l’Aiguille et représentant l’association Color Ado, Association Trèb'Entraide, Secours catholique, secours catholique de Pennautier, Paroisses Marseillette, Floure, Trèbes, Badens , Barbaira, Bouilhonnac Présentation du projet : La pauvreté est présente sur notre territoire, surtout dans nos cœurs de village, mais aussi dans la viticulture, et parmi les femmes isolées. L’église veut être présente face à cette pauvreté, car sinon elle n’est pas fidèle à son message, mais ce projet ne sera pas un lieu de culte, et même si il est impulsé par la paroisse, il se veut ouvert à tous, croyant de toute religion ou non. Le projet - n’est pas de faire ce qui se fait déjà sur le territoire, mais de prendre notre place dans le maillage déjà existant ; - serait d’être un lieu d’accueil, d’écoute pour un public en grande difficulté, puis de réorienter vers les instances et les associations déjà existantes, afin d’aider à recréer des parcours d’insertion, - serait de se pencher sur l’aspect santé pour :
- orienter
vers des médecins qui acceptent de recevoir des personnes n’ayant pas la
CMU, Il faudrait se monter en association pour
-percevoir
de l’argent,
Questions aux associations : Quelles actions menez vous, et comment ressentez-vous ce projet, répond-il à des besoins ?
Trèb'Entraide : 80 adhérents, une soixantaine de bénévoles. Les familles demandent en priorité une aide alimentaire et de l’écoute. Notre public est surtout de Trèbes, mais nous ne refusons pas des gens d’ailleurs, ou de passage. Nous faisons : - de la distribution d’aide alimentaire et nous avons de plus en plus de monde, mais nous ne savons pas si c’est parce que nous sommes mieux connus, ou parce que cette population augmente ; - nous assumons un rôle d’écoute et travaillons en étroite relation avec les services sociaux, les HLM et faisons le lien entre population et instance - nous assurons un accompagnent à la scolarité (reconnu par l’inspection académique) ainsi que des cours d’alphabétisation, - nous faisons des visites aux personnes âgées. Oui un lieu d’écoute et d’accueil nous paraît judicieux car plus nous serons nombreux à faire cela, mieux ce sera pour la population en grande difficulté
Oui cette population a des problèmes de santé, de dentiste, le besoin existe, ils n’ont parfois pas 1 € pour prendre un ticket de bus et ne peuvent donc pas faire l’avance au médecin, et cela nous semble intéressant de se pencher dessus.
CMS : Des personnes en grande difficulté viennent nous voir. Devant l’ampleur de la tâche, nous sommes persuadés qu’un lieu d’écoute est nécessaire.
Médiateur sur l’Aiguille et association Color Ado. : - nous sommes amenés à aller chez les gens - nous avons un point info jeunesse pour faire de l’insertion, mais nous ne regardons pas les tranches d’âge si des personnes plus âgées nous demandent de les accompagner - nous faisons de l’alphabétisation des femmes.
Je travaille depuis 2 ans dans l’insertion, et quand on réussit, ça enlève un poids sur le quartier, mais nous ne sommes pas assez nombreux pour le suivi et l’action s’arrête. L’association Color Ado serait prête à travailler avec d’autres, en réseau, et nous pensons que ce nouveau lieu serait très utile.
Secours catholique Pennautier Nous couvrons le Carcassès, Cabardès. Nous sommes un lieu d’écoute et d’entraide : on écoute puis on adapte le service que l’on doit rendre : - nous travaillons avec le CCAS, on dirige ou on accompagne les personnes pour faire des démarches, - nous aidons des personnes à remplir des papiers, - un peu d’aide alimentaire - notre public : des enfants en difficulté - les jardins de la solidarité : la paroisse a un terrain, où l’on fait pousser des légumes que l’on vend au profit du secours catholique.
Mais au bout de quelque temps les gens s’en sortent, il y en a même qui viennent alors nous aider à leur tour. Au cours des réunions du CCAS, on s’est aperçu que des gens n’osent pas venir. Aussi il y a un représentant dans chaque village pour avoir un lien de proximité, puis orienter ou accompagner. Mais il semblerait qu’il y ait moins d’inégalité dans notre secteur que sur votre territoire. Chez nous on se rencontre dans le village, l’accompagnement se fait naturellement.
CCAS : Avant dans le rural, il n’y avait pas des personnes en grande difficulté, maintenant cela existe
M Scharffe : Moi, je voudrais promouvoir une notion de maillage : se rencontrer entre personnes travaillant en direction de ce public pour savoir ce que font les gens et travailler en réseau : nous avons suivi une famille sur Carcassonne qui a déménagé sur Trèbes, vers qui l’orienter pour continuer le suivi. Ce qui émerge ; - Faire un état des lieux pour savoir ce qui existe sur le territoire, coordonner, créer un réseau ; - être un lieu de discernement et d’orientation de la demande - Réunir les forces qui existent pour avoir plus de poids : - idée d’une fête de la solidarité - Répondre aux problèmes de santé, peut-être aussi psychologiques si l’on peut - Lieu d’hébergement : vers où orienter des gens qui demandent un hébergement Ya-t-il un exemple de structure axé sur les soins ? Voir peut-être sur Lézignan ou un médecin fait beaucoup de social, Voir aussi le centre d’urgence sur Carcassonne, et les restau du cœur qui font quelque chose. Il y a des médecins acceptant de travailler bénévolement . Peut-il y avoir un psychologue ? Peut-être l’associatif pourrait être un fer de lance qui aiguillonne la puissance publique en faisant émerger les besoins, pour que celle ci les prenne en charge. Prochaines étapes :
Terminer l’état des lieux, contacter CCAS et associations
Compte rendu de la réunion du 19/03/2010 Présents : Secours catholique représenté par M J. F. Ducreux et M M. Montserrat Mairie de Floure représentée par Mme Puges Mairie de Trèbes représentée par Mme Biel Paroisse représentée par l’abbé Gandoulas et Sœur Mireille
Objectifs : Savoir si l’intuition de créer un lieu d’accueil et d’écoute en prenant comme porte d’entrée la santé , pour les publics défavorisés correspond à un besoin Idées de départ : La tradition de l’église est d’intervenir là où les besoins ne sont pas ou peu couverts. Dans le projet paroissial, nous voulons porter l’attention aux plus pauvres. Analyse : Les statistiques montrent que le département de l’Aude est le plus touché depuis la crise et que la pauvreté est présente sur le territoire. Sur notre secteur, la pauvreté n’est pas la même partout. C’est la vie de proximité qui permet d’en témoigner. Mairie de Floure : oui , il y a des besoins, mais il faudrait essayer de se grouper, ce qui est difficile et il y a beaucoup d’individualisme. Témoignage de M Montserrat : Aujourd’hui des gens n’arrivent plus à payer les médicaments. Des médecins ne soignent pas des malades qui ont la C M U.
Sur le secteur, des associations d’entraide sont présentes mais par exemple Trèbes entraide rayonne seulement sur Trèbes ( y a –t-il une association d’entraide à Capendu ?), des C I A S , des Commissions de solidarité mais chacun agit dans son propre village, il n’y a pas de lien entre eux.
Une politique publique est mise en place pour lutter contre la pauvreté ( lois, règlements, résidences sociales, aides financières….) Cependant : des gens n’osent pas venir voir les commissions de solidarité et ce sont des personnes qui les connaissent par leur présence dans leur quartier qui font le lien. Certains ne veulent pas s’inscrire à la C M U .
Les travailleurs sociaux ont des objectifs qui leur sont donnés par leurs organismes payeurs. Il y a des règlements, et certaines personnes ne rentrent pas dans les bonnes cases, ou ne remplissent pas toutes les conditions, il faut alors pouvoir prendre le temps de les écouter pour répondre à leurs besoins ou les aider, et parfois cela ne peut se faire (manque de confiance, de temps…). Les professionnels sont pris dans l’engrenage d’un protocole, doivent monter des dossiers, et ont hélas peu de temps pour l’écoute.
Des bénévoles du secours catholique témoignent que les travailleurs sociaux sont dépassés par les demandes. Floure : Des familles causant des problèmes dans une commune sont poussées à déménager : cela transporte les problèmes dans une autre commune qui accueille la famille.
Intérêt du projet : P Gandoulas : « Il peut y avoir des problèmes sociaux qui dégradent l’individu et font naître des problèmes psychologiques ; Ou bien, il y a des problèmes psychologiques qui entraînent une dégradation de la situation. Nous voulons faire un pont et apporter une réponse nouvelle où la priorité serait de se demander pourquoi cette personne est en galère. » On peut écouter mais à un moment il faut confier la situation à des professionnels. La politique publique est mise en place, les centres de compétences, et les projets également, Il faut par des cellules de proximité favoriser des liens pour dire qu’il y a des services qui existent, mettre les familles en relation avec les partenaires qui ont une compétence spécifique, les accompagner dans leurs démarches en prenant le temps de les écouter pour qu’elles sortent de leur situation de galère. Notre force : être acteurs de solidarité là où les besoins ne sont pas couverts. Aujourd’hui si on veut que les pauvres s’en sortent il faut essayer de voir le pourquoi. Les problèmes psychologiques sont de plus en plus apparents et de plus en plus nombreux Il faut enclencher l’accueil pour témoigner qu’il y a des besoins, puis voir comment on peut faire. Même si l’on cherche une réponse innovante, il faut quand même un cadre légal pour protéger les personnes qui s’y investissent
Mise en œuvre : Comment concrètement , sans aller trop vite, poser le projet et interpeller ? Le secours catholique n’ayant pas le monopole des initiatives, se renseigner d’abord pour faire un inventaire des associations et des partenaires, puis faire un appel à travailler sur différents pôles : solidarité, santé ; aller voir les absents de cette réunion, les relancer. Mettre en place un réseau, convoquer des gens pour monter le projet, dire ce qui se passe, monter une association. Car pour ce projet, il ne peut y avoir d’argent public . Il faut créer une association pour recevoir de l’argent. Des personnes se sont déjà proposées pour être au conseil d’administration.
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